Après près d’un million d’exemplaires vendus en Europe et 140.000 unités vendues rien qu’en France en dix ans de carrière, le Nissan Juke se renouvelle enfin. Il était temps. Dix ans, c’est long pour un cycle de vie. Mais Nissan a eu le temps de faire les choses bien en conciliant pragmatisme à son audace naturelle.

Il faut dire qu’en dix ans le segment s’est largement étoffé. A l’époque le Juke était pionnier. Aujourd’hui chaque constructeur propose un SUV urbain à son catalogue. Pour redevenir compétitif, cette seconde génération du Nissan Juke capitalise sur les caractéristiques qui ont fait son succès, avec un design en harmonie avec son comportement dynamique. Notre modèle d’essai disposait d’ailleurs d’énormes jantes de 19 pouces, plus flatteuses à l’œil vous l’imaginerez, que profitable au confort.

Plus grand, plus spacieux

Mais le Juke se devait surtout de prendre de l’envergure, de grandir. C’était son point faible jusqu’alors. Et bonne nouvelle, celui partage désormais sa plateforme avec le Renault Captur 2 et par conséquent l’habitabilité s’améliore sur cette génération. Pour cela, le petit Juke a grandi (+7,5 cm en longueur) pour atteindre 4,21 m. Il est également plus large (1,80 m soit +3 cm) et plus haut (1,60 m soit +3 cm). Mais c’est surtout l’allongement de son empattement qui est intéressant (+10 cm) ce qui profite directement à l’habitacle et au coffre.

Commençons par celui-ci : 422 litres désormais, c’est 20% plus vaste que l’ancien modèle. Et cela le place dans la moyenne de la catégorie. Mais si l’on profite d’un plancher à deux niveaux, pas de banquette coulissante néanmoins pour moduler l’espace. Les passagers arrière dispose quant à eux de presque 6 cm de plus en espace aux jambes et d’un petit centimètre supplémentaire de garde au toit.

Enfin à l’avant, on retrouve un mobilier dans la veine de l’ancienne génération avec une ambiance inspirée du monde de la moto. La console centrale est toujours en forme de réservoir et globalement on conserve une position de conduite assez engoncée, même si l’on dispose d’un peu plus de place qu’à bord de la première génération.

Plus confortable, toujours dynamique

Côté mécanique c’est simple ! Il faut savoir que pour le moment un seul moteur est proposé au catalogue : un trois cylindres essence 1.0 litre turbo de 117 ch. Notre modèle d’essai disposait de la boîte à double embrayage avec palettes au volant engendrant un surcoût de 1500 euros. Plus de boite à variateur CVT donc, puisque l’on dispose désormais de la boite EDC Renault. Et bonne nouvelle, au même titre que la version boîte manuelle, dans cette configuration : pas de malus. On regrette néanmoins l’absence d’alternative moteur, notamment hybride.

En pratique, ce bloc de petite cylindrée DIG-T n’est pas vraiment un foudre de guerre. Creux à bas régime, il n’est en outre pas aidé par l’étagement assez long de la boite de vitesses. En fait, avec deux personnes à bord et deux petits bagages, les accélérations et relances se révèlent tout juste acceptables pour notre Juke bodybuildé. Pour lui, le 0 à 100 km/h est effectué en 10,4 secondes avec la boîte manuelle et réclame 11,1s en boîte automatique. On est loin de l’esprit dynamique revendiqué depuis toujours par le SUV japonais.

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