Après neuf ans de carrière, le pionnier des SUV urbains passera la main fin 2019. Revu de fond en comble, le Juke misera aussi sur l’hybride rechargeable pour jouer des coudes dans un segment livré à une impitoyable concurrence notamment avec les nouveaux Peugeot 2008 2 et Renault Captur 2.

Pressentant le déclin des berlines classiques, et les envies des consommateurs de rouler autrement, Nissan a eu le nez creux en 2007 avec la première génération de Qashqai. Fort de ce succès, il a enfoncé le clou avec la présentation du concept Qazana au salon de Genève 2009, un showcar qui annonçait fidèlement la version de série du Juke, lancé à l’automne 2010. Inaugurant la catégorie des crossovers urbains, ce véhicule tout droit sorti d’un manga a rapidement tapé dans l’œil des citadins en quête de vrai changement.

Et sur ce point, ils en ont eu pour leur argent : look incroyable, habitacle inspiré de l’univers de la moto, conduite dynamique… Un véhicule branché à l’image de son coffre si riquiqui qu’il oblige à faire ses courses sur Internet !  Une de ses lacunes que les clients lui ont pardonné tant que la concurrence était aux abonnés absents.

D’après les modèles camouflés surpris dans le sud de l’Espagne et les dessins de notre illustrateur, le nouveau Juke préserve les marqueurs esthétiques du premier opus, à savoir les gros projecteurs ronds, la calandre en V, le pavillon plongeant, les poignées arrière encastrées dans le cadre des portes… Si certains regretteront le côté jouet et l’extravagance du modèle actuel, Nissan a choisi une voie plus consensuelle pour ratisser plus large tout en accentuant le dynamisme de son best-seller. A l’arrière, il affiche des similitudes avec l’autre citadine de la gamme, la Micra, au niveau du hayon et des feux.